Mardi 19 avril 2011
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Depuis les élections cantonales, je ne savais plus très bien si je devais reprendre mon blog ou
tout
simplement, mon engagement politique.
Dès les résultats du premier tour connu, et la déception de mon score et de la présence du Front
National au second tour j'ai voulu réagir très rapidement en actant mon échec et l'échec plus global et national du mouvement démocrate auquel j'ai appartenu depuis sa création en décembre 2007.
Il y a effectivement une double déception, la première plus personnelle , je pensais que mon engagement au sein du conseil municipal depuis 2008 et mon activité professionnelle dans le secteur
aurait pu me donner une notoriété plus importante et surtout une lisibilité et une visibilité qui manifestement n'a pas dépassé le cadre de mes connaissances les plus proches. J'en tire les
conclusions que l'engagement politique est un engagement au quotidien très laborieux, souvent ingrat qui s'inscrit dans le temps. En cela mon petit score peut être considéré comme une première
pierre d'un long parcours qui commence.
Ma seconde déception, et bien sûr la présence du Front National au second tour dans ce canton qui
jusqu'à présent été tenu par la gauche depuis 1998. Ce Front National dont les idées sont des caricatures de programme politique, reste le défouloir et le vote contestataire mais ne peut devenir
en aucun cas un parti de gouvernement. Faut-il dire comme Lionel Jospin en son temps pour le chômage, que nous avons tout fait et qu'il en est de même contre les idées du Front National, le
diaboliser ne sert à rien, le contrer le rend plus fort, l'ignorer l'érige en victime d'un système auquel il participe comme les autres, alors quoi faire ?
Des partis comme le Front National, apparaissent lors des crises économiques ou le repli sur soi semble
être la meilleure solution, la solution donc est de traiterla crise économique et sociale et environnementale sans promettre des lendemains qui chantent, en sachant très bien que ses promesses ne
pourront pas être tenues. Malheureusement, le monde est ainsi fait, que nous avons besoin de rêver et un candidat notamment aux élections présidentielles se doit de donner une vision une
perspective un rêve pour emporter avec lui le pays tout entier. Je ne suis pas très loin de penser, comme Daniel Cohn-Bendit que l'élection présidentielle infantilise la démocratie mais également
lui donne le sacré qui lui permet de dépasser les contingences d'un seul parti.
Nous nous éloignions un peu de la problématique de Meyzieu avec une droite très représentée, une aile
droite de la droite par Gérard Andrieux et Philippe Meunier, une gauche moribonde éclatée avec un problème certain de leader, suite à deux défaites successives au premier tour lors des
municipales et des cantonales qui nécessairement interrogent sur la stratégie d'opposition où je dirais plutôt d'alternative crédible et suscitant un large soutien allant du centre jusqu'au
vert.
Bien sûr mon score ne me permet pas de fédérer quoi que ce soit, néanmoins dans l'hypothèse qui semble
être le plus probable,avec la démission de Philippe meunier du conseil municipal de Saint-Priest il faut réfléchir ensemble sur une base large alternative afin de proposer au Majolans un
changement dans la continuité du consensus et l'apaisement qu'a pu apporter Michel Forissier après quatre mandats de gauche avec Jean Poperen.
vous le voyez donc, je n'ai pas baissé les bras, et je compte bien poursuivre mon chemin, même s'il
traverse un désert actuellement. À bientôt de mes nouvelles
Frédéric Herlemont conseiller municipal d'opposition sans étiquette